Ainsi le renvoi en correctionnelle de J.Chirac pour détournement de fonds publics à la Mairie
de Paris ne serait-il "pas bon pour l'image de la France" (S.Royal. 30/10 sur Europe1-citée par
Libération du 31/10/2009) voire même tout simplement pas compréhensible ("Envoyer au tribunal un homme qui a participé à la vie de notre République pendant près de cinquante ans, pour ces
motifs je ne comprends pas." JP Raffarin le 30/10 cité par Libération du 31/10/2009).
"Jacques Chirac a sans doute beaucoup de choses à se reprocher(...) mais en même temps il a beaucoup donné au pays." S.Royal (idem). "Donner au pays": jolie expression
pour un homme auquel la justice reproche d'avoir beaucoup pris, bien plus pris qu'il n'a donné en somme. Son "don de soi au pays", faut-il écrire son sacrifice ?, le protégerait de toute
procédure judiciaire. Ayant tout donné, il n'y a plus rien à reprendre, n'est-ce pas ? Tant de bons services devraient valoir prescription.
Voici donc à nouveau avancé le si vieux et fallacieux argument des services rendus à la nation. A tant donner de soi, on ne doute point.
Revoici brandie l'icône sainte, celle du saint homme agissant en toute abnégation, tête haute, coeur haut et mains hautes (loin des poches, s'entend), celle de l'ascète
indifférent aux ors de la République, aux mannes du pouvoir. La politique est une religion, ceux qui la pratiquent des hommes (et femmes) de voeux (pauvreté, abstinence) pour servir le pays.
Servir le pays mais non point se servir du pays ni même se servir. Ainsi soit-il.
Par Angèle B
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Vendredi 6 novembre 2009
5
06
/11
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/2009
21:57
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